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Pour terminer cette évocation de la Grande Guerre, il reste à évoquer les diverses associations créées pour défendre, soigner et perpétrer le souvenir de ceux qui connurent "l'enfer"...

L'Union nationale des combattants, les Gueules cassés rejoignent le Souvenir Français...

Les origines du Souvenir Français remontent à la guerre franco-allemande de 1870. Cette guerre opposa le Second Empire français au royaume de Prusse et ses alliés, entre le 19 juillet 1870 et le 29 janvier 1871.

La campagne militaire débute par de violents combats en Alsace et en Lorraine. L’armée française est malmenée. Elle doit se replier vers les Ardennes. Finalement encerclée dans Sedan, elle capitule le 2 septembre 1870, entraînant la chute du Second Empire de Napoléon III.

Les armées prussiennes et leurs alliés déferlent, alors, par le nord-est de la France et viennent mettre le siège devant Paris. Malgré un dernier effort des Armées de la Loire, la guerre se termine par une défaite française. Le bilan est lourd. En 6 mois, les combats ont fait 45.000 morts et 90.000 blessés. Et une des conséquences du Traité de Francfort, imposé par la Prusse le 10 mai 1871, est la perte du territoire français de l’ « Alsace-Moselle », appelée aussi Alsace-Lorraine.

La création du Souvenir Français intervient dans l’après-guerre de 1870. A Metz, comme en Alsace, une partie de la population continue à marquer son attachement à la France par un culte aux militaires « Morts pour la France » (entretien des tombes, offices religieux…). En Alsace, à la Toussaint, des jeunes filles en habit traditionnel déposent des cocardes sur les tombes des soldats de leur commune.

Un professeur alsacien, François-Xavier Niessen (1846-1919), refuse l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne. Il veut montrer les liens qui unissent les Alsaciens-Lorrains à la France et maintenir le souvenir des provinces perdues. Il pense que l’entretien des tombes doit permettre de garder présent dans les esprits le souvenir des « Morts pour la France » et le sentiment de l’unité nationale.

 

15 jours après l’Armistice est créée l’Union nationale des combattants, citée dans le Journal Officiel du 11 décembre 1918. Elle est reconnue d’utilité publique par décret du 20 mai 1920. 
Georges Clemenceau et le Révérend père Brottier, deux hommes aussi peu semblables que l’eau et le feu, en sont les fondateurs.

L'Union nationale des combattants (UNC) a, d’emblée, vocation à accueillir les anciens combattants mais aussi les veuves et orphelins de guerre.

 

En 1921, trois hommes : Albert JUGON, Bienaimé JOURDAIN et le Colonel PICOT fondent une association pour venir en aide à leurs camarades atrocement défigurés au cours de la première guerre mondiale.
Ils choisissent de s'appeler "Les Gueules Cassées", terme rude et provocant pour le grand public mais affectueux pour eux-mêmes. Ils se dotent d’une devise porteuse de promesse et d’espérance "Sourire quand même".