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Clairon de l'armistrice ayant appartenu à Pierre Sellier (musée de l'Armée)

Le clairon, chargé de la transmission des ordres militaires lorsqu'on ne disposait pas de moyens sophistiqués pour se faire entendre sur des grandes distances, est un combattant qui se trouve souvent en première ligne et possède un statut militaire, contrairement aux musiciens. Lors de la Première Guerre mondiale, il était une figure populaire, tout comme le  tambour d'Arcole en son temps.

Incorporé le 8 octobre 1913 au 172° RI à  Belfort, Pierre Sellier ne devient clairon que le 3 février 1915. Après quatre ans d'épreuves, vicissitudes et de pérégrinations, il entre dans l'histoire.

Lorsque l'arrivée des  représentants du gouvernement allemand est annoncée sur la route d'Haudroy-La-Capelle le 7 novembre 1918, le capitaine Lhuillier sait qu'il devra déclencher sur toute laligne de front concernée, une sonnerie de cessez-le-feu. Il désigne " Pierre Sellier, 26 ans, ce caporal bien bâti, au large front et au grand nez droit, originaire de Beaucourt, près de Sochaux ", pour accompagner, sur une automoblie du cortège, des parlementaires jusqu'à La Capelle et exécuter les sonneries.

Il s'agit d'un beau combattant dont la croix de guerre porte plusieurs clous en bronze et en argent. La légende s'installe ensuite. En effet, pour une majorité des combattants, l'armisitice c'est avant un son, celui d'une sonnerie réglementaire de l'Armée française, celle du cessez-le-feu. La presse s'empare d'un nom, celui du clairon Pierre Sellier, qui devient ainsi le clairon de l'armistice. Mais Pierre Sellier fut seulement le clairon du 7 novembre...

Pour en savoir plus sur Pierre Sellier, un livre vient de paraitre sous la plume de Damien Charlier et Eva Renucci aux éditions Le Livre d'Histoire, 17 rue de la Citadelle 02250 Autremencourt : Pierre Sellier, le "Clairon de l'Armistice"