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Cheval Vizir (musée de l'Armée)

 "Le"* Marengo et "le"* Vizir, chevaux de l'Empereur Napoléon

* L'article défini "le" , devant le nom d'un cheval est très important car il désigne un cheval de haut rang. Par convention, il sera repris dans la suite de l'article le nom du cheval sans l'article, appellation habituellement retenue.

Un article paru dans la revue de la SOFNAM* (Society of Friends of the National Army Museum) relate la restauration du cheval "Vizir" à laquelle les adhérents des Amis du musée de l'Armée ont participé par le biais d'une souscription ouverte à cet effet.

Il est proposé dans un permier temps l'article dans sa version originale et dans un second temps sa traduction française.

 

Le « bon sens » du cheval

A Chelsea, le musée expose les restes du squelette du cheval « Marengo » de Napoléon. A Paris au Musée de l’Armée, une importante restauration d’une autre monture, « Vizir » a été entreprise.

Né il y a 223 ans, Vizir a eu une vie mouvementée. Offert à Napoléon en 1808 par le Sultan de Turquie, le cheval combattit avec Napoléon à Iéna en 1806 et Eylau en 1807. A sa mort en 1826 sa peau marquée du sceau de l’Empereur fut cachée des partisans royalistes. Emmenée en Angleterre, elle revint en France en 1868.

Pendant les trente années qui suivirent, elle resta oubliée dans une réserve du Louvre jusqu’en 1905 où elle fut exposée au Musée de l’Armée dans des conditions défavorables qui entrainèrent sa détérioration.

En avril 2016 elle fut entièrement recolorée et 43 fissures datant des années 1960 furent réparées. En juin de cette même année, un quasi examen médical fut entrepris avec une radiographie de l’intérieure et de la structure métallique qui permis la découverte de six sabots. Pendant plus d’un mois, deux spécialistes en taxidermie et matière organique Yveline Huguet et Jack Tiney travaillèrent sur la restauration totale de l’animal, y compris ramener le brillant des yeux qui furent fabriqués avec du cristal de Bohème et le polissage des sabots.

Dès juillet 2016 la restauration ou plutôt la transformation, fut terminée et Le Vizir apparait maintenant dans toute sa gloire dans une nouvelle vitrine spécialement créée et équipée avec la dernière technologie de conservation. Aussi est-ce pour Vizir, un « van » vers le futur.

Nous sommes redevables à Grégory Spourdos et au Musée de l’Armée de nous avoir permis pour cet article, d’utiliser leurs informations et photographies.

(traduction de Patrice MARIN DUBUARD Administrateur SAMA en charge des relations avec les musées étrangers)

Dans ce même article, il est cité un autre cheval de Napoléon "Marengo" qui est exposé au musée national de l'Armée à Chelsea (Grande Bretagne); il est paru intéressant de reproduire un article sur ce dernier  qui permet de connaitre la seconde "vie" de ce cheval qui aujourd'hui "finit ses jours" en terre anglaise.

* La SOFNAM (Society of Friends of the National Army Museum) est la société d'Amis du National Army Museum de Londres en Grande-Bretagne. Le représentant de la SOFNAM en France est Monsieur Robin Ollington avec qui la SAMA entretient de cordiales relations.

MARENGO

Marengo est un entier arabe né en 1794, probablement au haras d'El Naseri. Cheval de petite taille (environ 1,40 m au garrot) de robe gris clair ou gris fer, il fut capturé à Aboukir et ramené de l'Égypte vers la France en 1799, alors qu'il était âgé de 5 ans. Il ne figure pas sur le registre des chevaux de Napoléon.

Si on en croit la légende, ce cheval prit le nom de la bataille de Marengo où l'empereur fut victorieux en 1800 alors qu'il le chevauchait. Napoléon l'aurait également chevauché pendant la bataille d'Austerlitz, la bataille d'Iéna et la bataille de Wagram. Marengo aurait été capable de galoper cinq heures d'affilée pour couvrir les 130 kilomètres entre Burgos et Valladolid, et d'avoir parcouru 80 kilomètres à jeun entre Vienne et Semmering. Il aurait survécu à la retraite de Moscou avec 52 autres chevaux du haras personnel de Napoléon en 1812.

Capture à Waterloo et fin de vie

Napoléon Ier le montait lors de la bataille de Waterloo et ce cheval fut capturé à la ferme du Caillou dans la soirée du 18 juin 1815, après la bataille de Waterloo, alors âgé de 22 ans. Il portait les stigmates de cinq blessures de guerre et avait reçu une balle dans la queue. Emmené en Angleterre par William Henry Francis Petre, il fut acheté aux enchères par le lieutenant-colonel des grenadiers John Julius Angerstein qui l'emmena dans son élevage de chevaux, New Barnes à l'Isle of Ely dans le Cambridgeshire. D'autres racontent que Marengo, blessé pendant la bataille de Waterloo, fut capturé par les Anglais et survécut 6 ou 7 ans à ses blessures.

Marengo aurait été un cheval très doux, qui pouvait être monté par des femmes sans problème. Il fut présenté en exhibitions par le Captain Howard jusqu'à l'âge de 27 ans et utilisé pour la saillie en quelques rares occasions, après quoi il fut mis à la retraite et atteignit l'âge avancé de 38 ans avant de mourir à Brandon dans le Suffolk, en 1832. Tous les poulains de Marengo auraient porté une robe grise quelle que soit celle des juments.

Le squelette de Marengo est exposé au musée national de l'armée de l'Académie royale militaire de Sandhurst à Chelsea. L'un de ses sabots arrière aurait été donné par le général Angerstein pour servir de cendrier, les deux sabots avant ont été transformés en tabatière, l'un est au palais St James, l'autre au Household Cavalry Museum après avoir été retrouvé dans la ferme où Marengo est mort.

(source : site Wikipédia)