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Bataille du Hartmannswillerkopf

La bataille du Hartmannswillerkopf ou bataille du Vieil-Armand a lieu du  au  sur le Hartmannswillerkopf, une montagne des Vosges (956 mètres d’altitude) située maintenant dans le département du Haut-Rhin, en Alsace, région française, mais à l'époque sur le territoire allemand.

Cette bataille se déroule sur un front secondaire de la « Grande Guerre » mais la violence des combats et la rigueur du climat des hautes-Vosges l’ont rendue aussi terrifiante que celles plus célèbres de la Marnede Verdun ou de la Somme. Ainsi ce conflit a donné à la montagne du Hartmannswillerkopf le surnom de « Vieil-Armand » et les abréviations usuelles de « HWK » ou « HK », mais on l’a également appelé « la mangeuse d’hommes »…

Les combats de décembre 1915


Le 21 décembre à 9 heures du matin, l’artillerie française entame un tir de préparation d’une puissance inégalée jusque-là dans ce secteur du front. Plus de 300 pièces d’artillerie et de mortiers déversent près de 25 000 obus pendant plus de cinq heures sur les positions allemandes qui subissent d’énormes pertes.

Du côté allemand, ce sont à ce moment-là le 14. Jäger, le R.I.R. 78 et le Ldw. Inf. Rgt. 99 qui occupent les premières lignes. Lorsque les 27e et 28e BCA attaquent le Hirtzenstein vers 14 h 15, les Français ne rencontrent quasiment plus de résistance.

Au Rehfelsen inférieur, le 23e RI et le 15e bataillon de chasseurs à pied (BCP) échouent une nouvelle fois dans la tentative de conquérir celui-ci. Par contre, le 152e réussit à prendre les fortins Rohrburg et Grossherzog, tous deux situés entre le sommet et le rocher « Panorama », avant de foncer sans rencontrer beaucoup de résistance jusqu’à l’avant-dernier virage de la route d’acheminement allemande (Serpentinenstrasse).

Sur le flanc gauche, d’autres unités du 152e RI et du 5e BCP parviennent également à pénétrer profondément les lignes allemandes. Les Allemands s’attendaient depuis un certain temps déjà à une offensive générale française mais ils sont tout de même terrassés et complètement pris au dépourvu par la violence de celle-ci.

Les défenseurs jettent tous les hommes disponibles dans la bataille et parviennent à stopper les Français à seulement 150 m de leur poste de commandement. Les Français ne se rendent pas compte qu’ils sont si près de percer les lignes allemandes et de pouvoir foncer vers la plaine.

Les pertes importantes qu’ils ont subies, la tombée de la nuit, le manque de communication entre les différentes unités et l’incertitude sur la situation générale qui en résulte permettent aux Allemands d’éviter de justesse une défaite totale. Ces derniers ont perdu 800 morts et blessés ainsi que 1 400 prisonniers ce jour-là. Pour renforcer leurs effectifs et reconquérir au plus vite les positions perdues, des bataillons supplémentaires de la 8. Reserve-Jäger, stationnés à Soultz et à Buhl, ainsi que les 40. Ldw. Inf. Rgt. et 56. Ldw. Inf. Rgt., stationnés dans la région de Mulhouse, sont mis en alerte et transférés au plus vite au front du Hartmannswillerkopf en train et en marche forcée.

Dès le lendemain, le 22 décembre, les Allemands contre-attaquent et parviennent à reprendre presque toutes les positions du Hirtzenstein perdues la veille. Ce sont à présent les Français qui sont surpris par la rapidité de la réaction allemande. Le 152e RI est encerclé au sommet de la montagne par le Res. Jäger Btl. 8 et presque entièrement anéanti. Environ 600 Français sont tués et 1 500 sont faits prisonniers mais la bravoure de ces soldats est aussi reconnue par les Allemands qui leur ont donné le surnom de « diables rouges » (en référence à leur pantalon de couleur garance).

Les Allemands occupent à nouveau une grande partie de leurs positions du jour précédent mais le « HWK » est recouvert de cadavres… Les combats ont à présent de plus en plus lieu dans le secteur situé au sud du Hartmannswillerkopf, vers le Rehfelsen inférieur et le Hirtzenstein.

(source : Wikipedia)

En l'honneur des chasseurs qui s'illustrèrent au cours de cette bataille, l'Hartmannswillerkopf, marche de circonstance interprétée ici par l' harmonie Courtade, disque Columbia. On y retrouve les caractéristiques des marches chasseurs, pas redoublé et allure vive...