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Bien que neutre, la Belgique est envahie. Elle livre de très durs combats pour préserver l’intégrité de son territoire sur le front de l’Yser sous la conduite héroïque de son roi Albert 1er.

Jusque-là l’armée belge avait rempli un rôle des plus glorieux mais aussi des plus ingrats. Obligée de reculer sans cesse, livrée presque uniquement à ses propres forces, elle semblait sur le point de se décourager. C’est alors que le roi Albert 1er prit la résolution de tenter un suprême effort sur le sol belge. Le 13 octobre 1914, il établit son armée sur l’Yser, un petit fleuve côtier. La position était heureusement choisie :

  • L’aile gauche, retranchée à Nieuport pouvait compter sur le secours de la grosse artillerie de marine anglaise
  • A partir du vieux fort de La Knocke, la ligne quittait l’Yser et suivait l’Yperlée canalisée jusqu’à Boesinghe, où elle rejoignait l’armée française chargée de la défense du secteur d’Ypres-Armentières.
  • Au centre de la défense se trouvait la petite ville de Dixmude que gardaient conjointement les Belges et 6.000 fusiliers marins français.

Désormais, l’armée belge faisait partie de l’immense ligne de défenses retranchées que, de la mer aux Vosges, les nations occidentales opposaient aux Allemands. Elle y occupait une zone de 18 à 36 km selon les nécessités du moment. Leur poste couvrait Calais et Dunkerque, objectifs âprement convoités par les troupes allemandes.

La région de l’Yser était toute en prairies, coupée de canaux rectilignes et de hautes digues. Le pire inconvénient pour les soldats belges résidait dans la nature spongieuse du sol. Ils ne pouvaient creuser de tranchées à plus d’un mètre de profondeur sans s’enfoncer dans une eau vaseuse. Ils furent donc contraints de surélever leurs parapets au moyen de sacs de sable.

Le haut commandement français avait demandé aux Belges de résister 48 heures ; ils tinrent pendant 15 jours.

Attendant le succès grâce à leur nombre et à la violence de leurs chocs, les Allemands chargeaient après de terribles préparations d’artillerie. Après plusieurs jours de combats, la situation devint critique au centre de la ligne, les Allemands avaient réussi à passer l’Yser et à atteindre le remblai du chemin de fer de Dixmude à Nieuport.

Les Belges étaient à bout, décimés, sans réserves. Les batteries n’avaient plus qu’une centaine de coups à tirer par pièce et la moitié des canons étaient hors d’usage. Les Allemands étaient, eux aussi, épuisés.

C’est alors que, le 28 octobre, le roi fit ouvrir les écluses de Nieuport. Cette opération provoqua l’infiltration des eaux et peu à peu la vallée de l’Yser se transforma en un marécage de boue, puis en un lac immense de 25.000 km2. Les Allemands furent terrifiés par la montée sournoise des eaux. Abandonnant canons et matériel, ils se retirèrent sur la rive droite de l’Yser. Le 31 octobre, la sanglante bataille de l’Yser était terminée :

  • 7 divisions allemandes (soit plus de 100.000 hommes) y avaient été, les unes décimées, les autres détruites
  • Les Belges avaient perdu 16.000 hommes (tués et blessés), c’est-à-dire plus du quart de leurs effectifs.

(source : site histoire-des-belges.be/au-fil-du-temps )

Le 1° régiment de ligne qui s'appela d'abord "Régiment de Bruxelles" fut crée le 16 octobre 1830; sa marche fut écrite par Antoine Quinet.

Lors de la mobilisation en 1914, comme tous les régiments de ligne d'active, il est divisé pour donner naissance au 21e régiment de ligne. Ensembles, ils forment la 1re brigade mixte de la 5e division d'armée. Il est dirigé sur les positions défensives établies sur la Gette. Après la retraite sur la place fortifiée d'Anvers, il se distingue les 25 et 26 août sur la rive ouest du canal de Willebroek et les 10 et 11 septembre sur la ligne de front Humbeek – den Heuvel – Eversem. Après la chute d'Anvers, son régiment frère, le 21e de ligne est dissous. Le régiment prend part du 17 au 31 octobre 1914 à la bataille de l'Yser et à la chute de Dixmude le 10 novembre où un de ses bataillons est décimé. Il passe les 4 années de guerres dans les tranchées. Fin décembre 1916, il reforme la 5e division d'infanterie avec le 2e régiment de chasseurs à pied et le 21e de ligne reconstitué. En septembre 1918, il est positionné entre Nieuport et Pervyse. Durant l'offensive des 100 jours, il conquit les positions allemandes de la rive sud de l’Yser. Le 16 octobre, il progresse avec le 21e de ligne jusqu'à atteindre une ligne de front entre Ostende et Oudenburg. Deux jours plus tard, il avance vers le canal de dérivation de la Lys et est arrêté devant Balgerhoeck. Il combat jusqu'au 2 novembre pour finalement franchir le canal et progresser jusqu'au canal Gand-Terneuzen.