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La conservation du patrimoine est un combat contre le temps et ses effets, en faveur de la mémoire et de l’histoire pour les générations présentes et futures. Deux musées de l’armée de Terre s’y confrontent particulièrement en ce moment : la bastide du domaine « Capitaine Danjou » à Puyloubier, qui abrite le musée de l’uniforme, annexe du musée de la Légion étrangère, a besoin d’être rénovée ; de leur côté, des collections rattachées au musée des Transmissions sont conservées dans un bâtiment du Mont-Valérien qui nécessite lui aussi d’être restauré.  Les deux équipes muséales ont donc chacune initié un chantier des collections, afin de procéder à l’évacuation de leurs collections, selon les normes de la conservation

 
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Le patrimoine des Transmissions déménage !
 
Sur la colline du Mont-Valérien, haut lieu de la mémoire nationale, se prépare une importante campagne de travaux pour une durée estimée à 8 ans. Situé à deux kilomètres à l’ouest de Paris, la colline francilienne accueille deux collections rattachées au musée des transmissions de Cesson-Sévigné, l’une sur l’origine des transmissions et l’autre consacrée à la colombophilie, ainsi que le dernier colombier militaire d’Europe.

Le bâtiment abritant l’annexe du musée des transmissions, perché au sommet de la forteresse du XIXe siècle, a un besoin urgent de travaux. Construit en 1812, sur du sable de Fontainebleau, le bâtiment napoléonien, fragilisé par des infiltrations dues aux intempéries, s’enfonce dans le sol francilien. Dans un premier temps, comme pour la cathédrale Notre-Dame de Paris, le toit a été recouvert d’un « parapluie » pour le mettre hors d’eau.

Ancienne salle d’honneur du 8e RT.
Les vénérables murs, édifiés à l’origine pour abriter les orphelines de la Légion d’Honneur virent à la place défiler de nombreux militaires. La forteresse est intégrée au programme de fortifications de Thiers, conçu au milieu du XIXe siècle pour protéger Paris. Le 8e régiment de transmissions, créé à l’aube de la Première Guerre mondiale, le 1er janvier 1913, y est installé depuis 1947. La DIRISI (Direction Interarmées des Réseaux d’Infrastructure et des Systèmes d’Informations) reprend les missions liées aux communications sur le territoire national, sa division d’Île-de-France conserve le nom du « 8 » et devient, le 1er août 2014, DIRISI-IDF/8e RT.  

Prologue d’un chantier des collections Début 2020, en raison de l’affaiblissement de la structure du bâtiment, le personnel qui y travaillait (musée et état-major) a été relogé de l’autre côté de la place d’arme. Restent sur place les collections : le LCL ® Louot, officier traditions, le LTN Zatout, officier communication, et leur équipe auront la lourde tâche, sous le contrôle scientifique du musée des transmissions et avec l’appui de la DELPAT, d’organiser leur transfert. C’est une occasion unique de suivre le protocole d’un véritable chantier des collections, de manière à disposer d’un inventaire fiable et de garantir la bonne conservation des pièces tout en préparant leur future exposition. L’avenir du bâtiment est encore indéfini. Classé Monument Historique depuis 1922, sa façade sera obligatoirement préservée, mais l’intérieur pourrait être entièrement reconstruit. Après une phase d’étude et le choix des divers artisans et ouvriers, le chantier débutera l’année prochaine pour une livraison estimée en 2029.
 
Capitaine Ariane Pinauldt                                        Clotilde Haagen
  Conservateur du musée des transmissions              Stagiaire à la DELPAT
 
(source : Estaffete de Clio)
 

 

 
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