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Le Président de la République a décidé, le 25 mars, sur proposition de la ministre des Armées, Florence Parly, et du chef d’état-major des armées, le général d’armée François Lecointre, de lancer l’opération Résilience. Cette opération militaire inédite sera dédiée au soutien des services publics et des Français dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection. Alors que la Nation a plus que jamais besoin du concours de chacun, les armées sont et seront au rendez-vous.

La crise sanitaire sans précédent à laquelle la France fait face exige l’engagement de tous. Le concours des armées en ces temps difficiles pour la Nation est non seulement naturel, mais surtout indispensable. Le ministère des Armées est déjà pleinement mobilisé, comme l’ont montré, ces derniers jours, plusieurs évacuations médicalisées par voies aérienne et maritime, ainsi que le déploiement d’un hôpital de campagne, qui soulage l’hôpital de Mulhouse très durement éprouvé.

Afin de fédérer et de coordonner l’ensemble des actions conduites par les Armées en soutien du combat collectif contre l’épidémie, le Président de la République lance une opération militaire dédiée : l’opération Résilience. Elle sera centrée sur l’aide et le soutien aux populations ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie de Covid-19, en métropole et outre-mer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection.

Ses missions seront adaptées aux contextes locaux et seront le fruit d’un dialogue avec les autorités de l’Etat sur place, dans le respect des règles d’emploi des armées sur le territoire national et en mobilisant les ressources disponibles. Elles prendront en compte la priorité que constitue la poursuite par les armées de leurs opérations au profit de la sécurité des Français, sur le territoire national, dans les airs, sur les mers, dans l’espace cyber, comme sur les théâtres extérieurs.

Cette opération sera distincte de l’opération Sentinelle, qui continue de se concentrer sur sa mission de lutte contre le terrorisme.  Les armées s’engageront dans l’ensemble des secteurs où elles pourront apporter un soutien à la continuité de l’Etat.

Source : Ministère des Armées

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Dans le contexte si particulier de la crise sanitaire du COVID 19, et pour répondre aux questions que vous vous posez légitimement sur la posture des armées, je vous propose ci-dessous un point de situation complet. Notre objectif est d’anticiper au maximum, pour offrir une réponse opérationnelle à cette crise, mais aussi pour en préparer la sortie. Naturellement, cette crise nous oblige à nous adapter chaque jour, et je reviendrai vers vous périodiquement pour vous faire part des inflexions décidées.

L’armée de Terre a donc l’ambition de contribuer à la résilience de la Nation. Elle s’appuiera pour cela sur ses ressources et qualités propre, mais aussi, le cas échéant, sur ses relais, soutiens et sources d’information au sein de la société (je reste pour cela un point de contact à même de vous orienter).



Point de situation sur l’armée de Terre dans la crise COVID-19

·         Notre pays vit une crise d’une ampleur et d’une forme inédites qui n’en est qu’à ses débuts et pourrait durer plusieurs mois. Cette pandémie va s’aggraver sans qu’il soit possible, aujourd’hui, d’imaginer toutes les conséquences.

·         Jusqu’à présent l’armée de Terre a plutôt bien résisté à la contamination. Aucun cluster n’est à déplorer dans ses rangs, et tout est mis en œuvre pour que cela n’arrive pas. Nos régiments et formations s’adaptent avec pragmatisme et intelligence en fonction des contraintes opérationnelles de chaque unité. L’ensemble de ces mesures est également appliqué lorsque cela est nécessaire et possible par le personnel engagé en opération.

·         Dans cette crise majeure, les armées ont un rôle central à jouer dans la résilience de la Nation. L’armée de Terre en particulier n’a pas le droit de ne pas être au rendez-vous.

·         Nous avons trois priorités :

o   Assurer nos missions actuelles en opérations extérieures et intérieures ;

o   Être au rendez-vous pour soutenir les Français et notre pays ;

o   Anticiper la sortie de crise pour permettre à notre armée de rapidement remonter en puissance dans les différents domaines touchés par la crise comme le recrutement, la formation ou l’entrainement.

·         Pour ce qui concerne notre appui dans la gestion de la crise du COVID-19, les besoins sont en cours d’évaluation par les autorités civiles. Plusieurs de nos unités sont d’ores et déjà déployées (RMED et 2ème RD, notamment) et d’autres le seront, dans les jours et les semaines à venir. L’armée de terre doit donc disposer d'unités prêtes à être engagées, sur ordre, dans le cadre d’une opération d’ampleur, tant en métropole qu’outre-mer, sur un large spectre de missions.

·         Ces missions seront dures et comporteront inévitablement des prises de risques. Tout est mis en œuvre pour que les soldats de l’armée de Terre soient engagés dans les meilleures conditions de sécurité possibles.

·         Mais parce que la crise ne s’arrêtera pas à la fin de l’épidémie, il nous faut impérativement penser à l’avenir. Nous devons donc maintenir un niveau opérationnel seuil, ce qui passe par la relance d'une activité adaptée dans toutes les unités, tant en termes d’entrainement qu’en termes de formation. C’est aussi une prise de risque, mesurée, qu’il nous faut consentir car notre pays ne peut pas se permettre de sortir de cette crise avec une armée de Terre très amoindrie.

·         La mise en œuvre maîtrisée de cette reprise de l’instruction, de la formation et de l’entraînement est du ressort des chefs de contact, avec l’appui de leurs supérieurs et conseillés par leurs médecins. Il s’agit de trouver le juste équilibre entre mesures internes de compartimentage et mesures de confinement strictes vis-à-vis de l’extérieur.

·         Pour mémoire, les armées appliquent actuellement le plan de continuation de l’activitéà son 2e stade (PCA2), dont le but est de garantir la continuité du commandement, veiller à une stricte application des consignes et mesures barrières, et adapter le taux de présence en unité aux besoins opérationnels.

·         En complément, afin d’assurer une reprise maîtrisée des activités pour la majorité des formations, l’armée de Terre applique désormais des règles durcies qui visent à limiter strictement les interactions avec l’extérieur et à compartimenter les activités en interne.

·         Les activités nécessaires à la préservation de l’avenir seront conduites, éventuellement en mode dégradé : moindre nombre de stagiaires, limitation absolue des contacts physiques, mise en place de mesures de protection plus approfondies que les simples mesures barrières (désinfection des postes de travail, etc.)

·         En ce qui concerne la vie au quartier, l’hébergement est adapté afin d’éviter toute promiscuité. Les cas symptomatiques détectés sont naturellement isolés, et des mesures de désinfection des locaux sont prises là où c’est nécessaire. Les activités de cohésion, de rayonnement, les rassemblements et l’ordre serré sont supprimés. Les modalités pratiques de restauration sont adaptées aux prescriptions des mesures barrières.

·         Les activités de préparation opérationnelle ne se font plus qu’en garnison, et exclusivement sur terrain militaire. Elles sont limitées à la préparation des projections, à la formation initiale et aux formations indispensables pour assurer les missions prioritaires stratégiques fixées par le MINARM.

·         Maintenir l’activité, c’est aussi le meilleur moyen d’être prêt à intervenir.

CEMAT